Les conducteurs de char les plus habiles étaient sans doute les Hittites. Au 14ème siècle avant J.-C., leur empire s'étendait du Kurdistan à l'Arménie et jusqu'à la Syrie. Les écritures hittites révèlent un modernisme surprenant en matière d'entraînement, d'élevage, d'alimentation, d'exercice et de soins équins. On a retrouvé des ossements près de la cité antique d'Ugarit, qui font penser à une école d'équitation.
La découverte de ces squelettes et les dimensions des écuries démontrent que chez les Hittites, les chevaux avaient la taille du poney actuel. C'est du moins ce qu'on peut déduire des noms qu'ils ont donnés à leurs étalons, notamment, " Foxy ", " Starry ", " White " et " Piebald ". Les chevaux blancs étaient spécialement prisés au Proche-Orient parce qu'on croyait qu'après leur mort, ils allaient transporter les dieux.
C'est par hasard que l'on a retrouvé des traces en Assyrie de ce qu'on pourrait appeler un équipement moderne. Bien que les Assyriens aient privilégié le char pour se déplacer et aller à la chasse, des bas-reliefs montrent des gens nobles sur une monture entièrement équipée durant une partie de chasse. L'équipement prévoyait une selle, une bride et une martingale pour éviter que le cheval redresse la tête.
Les cavaliers n'avaient pas d'étriers, lesquels ont probablement été inventés par les peuples du Hunan, des nomades qui vivaient à la frontière chinoise vers 500 avant J.-C. L'étrier a mis trois millénaires pour faire son apparition en Europe.