Une analyse des tissus musculaires équins a démontré que, comme chez la plupart des animaux, il existe différents types de fibres musculaires. Certaines de ces fibres dites 'rapides' sont responsables du fonctionnement musculaire en l'absence d'oxygène, par exemple, lors d'une fuite. D'autres fibres dites 'lentes' se chargent des mouvements lents, répétés et prolongés qui exigent un apport d'oxygène important, par exemple dans les courses d'endurance ou lors d'exercices permanents. Pour chaque cheval, la proportion relative d'une fibre musculaire par rapport à une autre est fixée par voie héréditaire.
C'est ainsi que parmi les chevaux de course, les sprinters ont davantage de fibres rapides et les coureurs d'endurance ont plus de fibres lentes. En se contractant en l'absence d'oxygène, les muscles produisent de l'acide lactique. L'accumulation de cette substance chimique est une des causes principales de la fatigue musculaire. Entraîner un cheval et faire en sorte qu'il soit en bonne condition physique, suppose d'une part, le développement de l'efficacité et de la capacité des différentes fibres musculaires et d'autre part, la maîtrise de l'accumulation de l'acide lactique.
Des schémas d'exercice permettent d'adapter les différentes fibres musculaires aux multiples efforts ou compétitions.